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Formation

Europe



Les équipes sportives professionnelles sont évidemment au sommet de leur art, mais étrangement, pour jouer une partie le week-end, elles s’entraînent durant 5 jours. Gary Player (golfeur célèbre de niveau mondial) a dit une fois que plus il s’entraînait, plus il avait de la chance. Pouvons-nous en tirer des leçons et nous entraîner davantage afin d’être au meilleur de nos capacités lorsque le patient a le plus besoin de nous ? J’ai récemment eu le privilège d’assister à une séance d’entraînement de mon sport préféré, organisé par l’entraîneur national, et ce que j’ai réalisé, c’est qu’ils ne s’entraînent pas seulement plus, mais ils s’entraînent également différemment. Ils passent des heures à décomposer un mouvement ou une activité en ses éléments de base, puis trouvent des moyens originaux pour s’entraîner sur chaque élément comme un bloc de construction avant de tous les rassembler en mouvement final.

Cela m’a fait réfléchir sur la façon dont nous abordons la formation dans le cadre de l’Initiative Angels. Depuis lors, nous nous sommes fixé comme objectif de ne plus jamais faire de session de formation basée uniquement sur des PowerPoint®. Nous devons nous entraîner davantage, mais nous devons aussi être plus spécifiques et créatifs en décomposant des sujets complexes en blocs de construction, puis en effectuant des simulations jusqu’à ce qu’ils deviennent une seconde nature.

Par conséquent, dans nos ateliers pédagogiques, nous visons à accomplir ce qui suit :

  • Décomposer et expliquer les détails derrière des concepts complexes, mais rendre le message principal simple, compréhensible et avec des éléments mémorisables.
  • Donner à l’audience quelque chose de tangible auquel ils peuvent se référer et qui contient les éléments ci-dessus afin de s’y référer à l’avenir.
  • Pratiquer la mise en œuvre de ces éléments dans une session pratique.
  • Réfléchir et débattre sur des sujets posant des difficultés et des incompréhensions qui peuvent découler du premier exercice pratique de ces éléments.
  • Répéter les exercices pratiques pour consolider l’apprentissage.


Comme exemples pratiques de la façon dont cela est fait, nous verrons comment nous abordons les ateliers pour optimiser le parcours hyper-aigu ainsi que le processus de prise de décision à la fin de ce parcours.



Simulations du centre de simulation

Lors de récents ateliers, nous avons réalisé que se concentrer uniquement sur la réduction des délais de traitement n’est pas utile, surtout pour les hôpitaux qui viennent de fonder un service AVC. Ces hôpitaux exigent souvent une formation beaucoup plus approfondie sur l’évaluation initiale des patients, sur l’interprétation des images TDM et sur ce qu’il faut garder à l’esprit dans le processus de prise de décision.

Avec le Dr Robert Mikulik et le Dr Paula Santalucia, nous travaillons actuellement sur un programme de simulation standardisé, qui peut être utilisé dans les centres de simulation à travers l’Europe. Nous utiliserons ces types de formations de simulation pour aider les hôpitaux qui viennent de fonder un service AVC ou des équipes spécialistes de l’AVC et qui veulent améliorer l’évaluation et la prise en charge de leurs patients en utilisant un processus de prise de décision simplifié. Il est très gratifiant de voir à quel point les participants améliorent considérablement leur confiance et leurs compétences à partir de la première simulation d’un cours de simulation jusqu’à la 4e ou 5e simulation de ce même jour.



Simulation virtuelle à l’aide de Body Interact

Un aspect clé du traitement de l’AVC qui est abordé dans le centre de simulation et qui devrait être renforcé par la suite est le processus de prise de décision. Pour ce faire, nous fournissons aux hôpitaux l’accès au logiciel de simulation Body Interact via notre site Internet. Nous disposons actuellement de 10 scénarios différents grâce auxquels les équipes et les cliniciens spécialistes de l’AVC peuvent perfectionner leurs compétences en matière d’évaluation des patients et de prise de décision dans un environnement virtuel sécurisé. Les hôpitaux qui ont utilisé ce logiciel de simulation, l’ont trouvé très intéressant, et assez difficile à certains moments, mais remarquable pour s’entraîner à traiter des AVC en gagnant en assurance.

Formation à l’interprétation des images TDM

Lors d’une récente table ronde sur la prise de décision dans le cadre des AVC, un des experts a fait remarquer que 10 ans en arrière, essayer de voir tous les différents signes ischémiques sur une image TDM était considéré comme une forme d’expression artistique. Aujourd’hui, tout ce qu’ils recherchent, c’est d’exclure les signes de saignement ou d’autres complications telles que des tumeurs, par exemple, et d’écarter toute lésion grave indiquée par plus d’un tiers de la région ACM qui est affectée. Le seul fait de rechercher un saignement et une progression grave de l’AVC est certainement une façon de décomposer un concept complexe, mais il est encore nécessaire de fournir aux équipes spécialistes d’AVC des outils pour pratiquer cette méthode dans un environnement sûr afin d’instaurer une confiance. Pour ce faire, nous travaillons actuellement avec des experts pour permettre l’accès à une bibliothèque d’images TDM sur notre site Internet qui peut être utilisée pour améliorer l’interprétation des images et comparer les choix de traitement avec ceux d’autres experts.

Simulations de patients fictifs

L’optimisation du traitement des AVC ne consiste pas seulement à prendre en charge les patients et à faire les meilleurs choix de traitement, mais c’est également d’améliorer la vitesse à laquelle les patients sont traités. Pour cela, nous avons vu qu’il est peut-être préférable de faire une simulation dans le propre environnement des équipes AVC.

Un patient fictif est choisi et l’équipe agit en prenant en charge le patient comme elle le ferait normalement pour n’importe quel patient AVC dans la vie réelle. Les délais de traitement sont enregistrés à l’aide d’un chronomètre et l’ensemble du processus est enregistré par une caméra GoPro. John Dewey a dit autrefois que l’expérience et la réflexion sont les deux piliers de l’apprentissage. Ainsi lors d’une séance de feedback, l’équipe passe en revue les séquences GoPro et les compare aux exemples de bonnes pratiques dans le but d’identifier les points d’amélioration. Une fois les changements suggérés convenus, l’équipe effectue une deuxième simulation, cette fois en mettant en œuvre les changements qu’elle a décidé d’essayer de réaliser à l’avenir.

En faisant ce type de simulation, nous avons presque toujours réussi à réduire le délai d’attente avant traitement d’environ 50 %.

L’utilisation de la formule de formation comprenant la simplification, l’entraînement, la simulation, la réflexion et une deuxième simulation, a permis d’améliorer considérablement la mise en application d’une meilleure qualité des soins de l’AVC dans les hôpitaux où nous travaillons.

En combinant différents types de simulation ou plutôt de méthodes d’apprentissage basées sur l’expérience, nous pouvons nous assurer que la formation est efficace, que la confiance augmente et que les patients sont traités avec les bonnes thérapies au bon moment.
 

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